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4ème biennale art partagé
27 octobre au 18 novembre 2012


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Anacleto Frédéric


Frédéric est né le 12 juillet 1978. Fred (son nom dʼartiste) a un style reconnaissable entre tous. En quelques traits de fusain, il donne à ses portraits aux regards statuaires une force peu commune. Personnages seuls ou en couple, trônent au milieu de la feuille, dans une absence totale de décors. Depuis toujours il utilise les mêmes tons. La sépia, le marron, le noir et le blanc. La famille est le thème central de son oeuvre.
Pour une série particulière, Fred déchire en deux une veille gravure de mode représentant des élégantes du siècle passé. Il colle une moitié sur une feuille et dessine la partie manquante


Ariel

L’inspiration d’Ariel débusque l’extraordinaire dans le quotidien. Le peintre se découvre une intimité avec le moyen-âge et la Bible, «car les ténèbres se dissipent et la lumière véritable paraît déjà». Semblables gnomes gambadaient déjà depuis des siècles dans les marges des manuscrits enluminés et leurs formes grotesques doivent être à l’origine des inventions d’Ariel. MB.


Arimont Rita


Rita a décidé un jour de récupérer tous les matériaux qu’on peut trouver dans un atelier de peinture : gants, caisses, papiers collants, plastiques, polystyrène, mousse. Ensuite elle les assemble. Sur le carton, elle colle des photos, des gants, des ficelles, du papier transparent. Puis, elle prend une bombe de peinture et, selon l’envie du moment, recouvre une grande partie ou applique juste quelques points de peinture. et  puis rebelote, elle recolle, redécore, fait disparaître certains éléments pour en faire apparaître d’autres. Le spectateur n’a plus qu’à s’amuser à essayer de reconnaître les photos, parfois entièrement masquées, à retrouver ce qui est caché à l’intérieur ou qui est recouvert par d’autres matériaux. Une oeuvre de Rita Arimont est une partie de cache-cache entre l’artiste et le spectateur. Gilles Rion


Auvray Paulette

Née en 1946 Paulette grandit en Bretagne, dans un milieu modeste. Après une scolarité rudimentaire, elle travaille dès quatorze ans dans une charcuterie avant de rejoindre son père sourcier en région parisienne. Ce n’est qu’en 1999 que commence son activité créatrice. Depuis, Paulette trace au roller parfois rehaussé de feutres ou crayons de couleur  des dessins envoûtants : femmes, oiseaux, dragons, christs, floraisons. D’abord viennent les contours, tout en courbes qui se rempliront peu à peu de motifs obsessionnels ou de visages.


Avril Adolpho


« Enfance chahutée, marquée par la souffrance ». Voilà avec quel bagage Adolpho Avril a débarqué dans les ateliers du CEC en 2003, à peine sorti de l’adolescence. Adolpho présente à la fois la légèreté et la fraîcheur du jeune homme mais aussi une désillusion profonde que guette le désespoir. Tel une comète, il est apparu dans l’univers de l’atelier en éclairant de sa gentillesse et de sa spontanéité l’espace de la créativité, mais toujours sur le fil du couteau, il peut rapidement basculer dans l’angoisse et l’agitation brutale. Autant dire que l’acte créatif prend chez lui toute sa puissance vitale. Ses oeuvres traduisent parfaitement cette oscillation permanente entre déchirure et envol imaginaire ».  A-F Rouche


Bawin Richard

Richard Bawin, dans une série de collages remarquables, reprend des images extraites de films, images qu’il sur dessine et qu’il insère dans des architectures faites de traits emplis de couleurs, le tout sur fond noir. Richard n’est pas sectaire. Les images d’acteurs font corps avec les architectures, encastrées dans ce décor de briques. Les constructions ornées, cernées et coloriées se détachant des fonds éteints sont comme des bijoux graphiques, des pendentifs de papier, des décorations rutilantes, byzantines. Oui c’est Byzance, dans les aplats de couleurs et les formes circonscrites, les coupoles et les frontons, ces effets de mosaïques – manqueraient juste les dorures, rendues inutiles par les fonds noirs accentuant par contraste la luminosité des couleurs. (F.L., août 2011)





Benetto Eric

Eric Benetto pratique la méditation et donne forme à ses visions. Il exerce, entre deux voyages en Inde, et tout en continuant à dessiner, les métiers les plus divers : cantonnier, sondeur téléphonique, gardien d’usine… Ses oeuvres, empruntes d’un mysticisme sourd, fascinent par l’oscillation permanente entre les formes surgies d’une tache et celles, comme récitées, qui chantent en canon l’air entêtant de ses Cosmic Songs et ses Love Songs.


Berlanda Marco

Marco Berlanda est né à Trente en 1932. Ce n’est qu’à partir de 1975, année de la mort de sa mère, qu’il peut enfin réaliser son rêve de se dédier à la peinture, avec la passion de celui qui doit rattraper le temps perdu. Au début de son parcours artistique il s’inspire de ses prises de vues pour dessiner et peindre, jour et nuit, une sorte d’anthologie du regard. Aujourd’hui, à 79 ans, il travaille toujours avec une passion irréfrénable.



Bertucelli Marco

Marco est né le 12 septembre 1986.
Très vite le trait de Marco se distingue des autres par son originalité et sa constance. Il ne représente que des personnages, seul ou en groupe. Son style tout en courbe, nous fait découvrir au fil des lignes, des figures dissimulées, des regards qui se croisent, des expressions changeantes. Son travail au fusain est puissant. Des visages sombres aux grands yeux blancs, sur des fonds riches en matières. Pour son travail en couleur, il utilise des marqueurs à lʼacrylique. Approche plus légère qui nʼest pas sans rappeler lʼunivers des graffeurs.


Braillon David

David Braillon éprouve une fascination pour les trains. Il collecte des revues spécialisées pour suivre l’évolution des matériels et machines ferroviaires et les dessine inlassablement, vus de profil, comme pour en dresser l’inventaire. Il utilise des papiers d’écolier à petits carreaux, quelquefois perforés qu’il juxtapose à l’aide de papier collant – jusqu’à 6 feuilles pour les plus grands formats – sur lesquelles il va dessiner ses « lignes de chemins de fer » superposées et parallèles. Cette trame invariable, qui figure à la fois les rails et les lignes électriques va déterminer le nombre de trains. Ceux-ci exécutés avec minutie se reconnaissent à des éléments caractéristiques : la couleur orange des trains « Corail » ou bleu du TGV Atlantique, dans cet univers où aucun humain n’est représenté.



Caron Danièle

Danièle Caron est née le 22 novembre 1971 à Hesdin. Coloriste extraordinaire Danièle  nous emmène dès le premier dessin dans son monde féérique. Ses représentations sont un mélange d’animaux et de personnages. Les animaux sont ceux de la ferme, animaux déstructurés et recomposés. Les personnages représentent sa famille, sa maman, sa soeur et son neveu. Soucieuse de bien faire elle est attentive au regard que l’on porte sur son travail. Les épreuves qu’elle a rencontrées tout au long de sa vie l’ont souvent fait vaciller.


Cauchy Georges

Georges Cauchy est né le 14 mai 1963 à Douai. Il est des caractères très peu malléables, nous pourrions même dire butés ! Eh bien Georges est de cet ordre, il est très difficile de communiquer avec lui mais il a des fulgurances créatives tout à fait extraordinaires et derrière sa carapace une sensibilité qui ne demande qu’à s’exprimer. Dans ces moments particuliers, toutes les formes se plient à sa volonté et prennent de l’intensité. Il travaille avec des marqueurs qui donnent à ses aplats de couleurs beaucoup de lumière et de transparence. Attention fragile car le marqueur qu’il emploi s’efface à la lumière.


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Chapelière Patrick

A 50 ans pendant sa période d’inactivité forcée il commence à dessiner, pour s’occuper. Lorsqu’il retrouve un emploi dans une usine de cartonnage, il continue à dessiner quotidiennement, au retour du travail, jusqu’à une heure avancée de la soirée, et le week-end, qu’il passe dans sa maison de campagne. Il utilise une technique très personnelle : sur des chutes de carton qui lui sont données dans son entreprise, il trace, à l’aide d’une pointe Bic usagée, une multitude de sillons qui structurent et révèlent une image avec la mise en couleurs au crayon cire. Apparaissent alors fleurs, animaux, petits personnages et architectures fantastiques. Le monde animalier de Patrick Chapelière emprunte autant à l’imaginaire qu’à ses nombreux souvenirs de chasseur.



Cicolani Davide

Né à Rome en 1978, en 2006 il quitte l’Italie pour s’installer à Paris. Son support de prédilection va de la carte routière aux pages d’anciens registres de tenue de compte chinés aux puces. Matériaux pauvres par excellence mais qui présentent la particularité de raconter leur propre histoire –celle des chemins qui restent à parcourir et des soldes pour tout compte de l’existence- à laquelle Davide superpose la sienne dans des lacis d’encre de chine. La puissance graphique de cette oeuvre singulière s’impose au premier regard.



Corentin Sylvain

Inspiré par les architectures imaginaires et les cabanes, Corentin construit ses « an architectures » évoquant les habitats des premiers âges, à moins que ce ne soit ceux d’un futur rêvé. Ces habitats sont accompagnés de territoires cartographiés qui montrent des lieux remplis d’histoires, de cicatrices dans une mémoire commune à l’homme, comme marqueurs du temps et d’expériences de notre planète. Entre passé et futur, entre archéologie et utopie Une envie de prendre de la hauteur sur notre monde afin de le voir tel qu’il est dans son ensemble.



Dave Michel

Michel Dave est né le 07 novembre 1941  à Jumet en Belgique. Aujourd’hui de santé très fragile Michel ne vient plus à l’atelier depuis quelques temps. Il  travaille chez lui avec une soif de création tout à fait étonnante. Son marqueur acrylique court, court sur la feuille pour remplir tous les espaces possibles. Il me semble que Michel Dave écrit le grand livre de sa vie et qu’il n’a plus le temps de penser à autre chose. C’est un besoin incontrôlable. Témoin de notre temps, il inscrit ses mots quotidiennement avec force, rien n’est laissé au hasard, chaque mot est longuement soupesé, étudié, vérifié dans le dictionnaire qui l’accompagne tout le temps. Si j’avais l’impression par le passé que Michel Dave restait le spectateur de son travail aujourd’hui il est totalement investi dans sa création.



Degeyter Thierry


Thierry Degeyter ne cache pas son admiration pour Cézanne, Braque et surtout Picasso dont l’influence sur son oeuvre est aisément décelable. Comme ses prestigieux mentors, il déforme les visages, peint des formes simples et épurées, superpose, sur une même toile plusieurs points de vue... Alors que les cubistes privilégiaient des teintes neutres telles que le gris ou le brun, Thierry fait un usage surabondant de coloris chatoyants. Avec ses huiles ou ses pastels gras, il est le démiurge d’un univers peuplé d’étranges créatures anthropomorphes au regard intense.



Delannoy Michel


Michel a commencé la peinture à 50 ans, il est né en 1947. La découverte d’une passion grandissante, rapidement devenue dévorante. Ses oeuvres le reflètent, collectionneur minutieux, ordonné, droit, qui a besoin de se raccrocher à une structure et un cadre bien défini pour s’épanouir. Peu féru de communication verbale, enclin à l’isolement c’est dans son art qu’il se cache désormais. Son oeuvre est issue de nombreuses recherches. Il préfère prendre son temps et apprécie les détails. Chacun de ses tableaux laisse transpirer une partie de lui-même, de son histoire, de ses émotions, de ses envies, de ses passions. Sa peinture est réfléchie, calculée, minutieuse, sans prise de risque, c’est avec plaisir que l’on se laisse happer dans la naïveté de son monde idéal.



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Delaunay Serge

Les dessins de Serge Delaunay forment un fascinant maelström où se mêlent dates, bribes de phrases, sigles de chaînes de télévision, marques automobiles, engins spatiaux, formes phalliques ou opulentes femelles. Cette accumulation de signes n’est pas loin de provoquer une sensation de vertige. L’espace de la feuille est saturée de motifs et de textes. L’horror vacui qui caractérise ces oeuvres vient davantage encore accentuer une impression d’engloutissement où le spectateur perd rapidement ses repères habituels. Quelques mots viennent se caser entre un véhicule tout terrain et un engin spatial, un sexe schématisé ou une montre se fraie un passage entre deux lignes de textes... Rien ne paraît véritablement hiérarchisé. Le catalogue iconographique de Serge Delaunay est composé d’éléments hétérogènes qui se voient uniformisés par le trait de marqueur Artline noir. Net et parfaitement visible. (...) Erwin Dejasse.


Douffet Daniel

Daniel Douffet est né le 24 novembre 1948 à Ougrée (Belgique). Au départ de sa création Daniel était surtout attiré par les châteaux, les belles demeures ainsi que les parcs qui les entouraient. Petit à petit il a oublié les habitations pour ne garder que les blasons représentant les grandes familles et les parcs. Travail en noir et blanc il rejoint dans ses grandes fresques abstraites nos jeux d’enfance. La feuille est consciencieusement préparée comme un papier millimétré, Le compas trace le cercle, le transforme en rosace pour ensuite travailler le plein et le vide, le noir et blanc. Travail à la fois ludique et très complexe, il trace avant de commencer son dessin au crayon gris, tous les 5 millimètres, des verticales puis es horizontales pour finir par les diagonales. Cette construction pourrait donner à son dessin beaucoup d’austérité mais les petites erreurs de mesure qui se glissent ici ou là donnent au contraire à sa création beaucoup de poésie. Un dessin demande plus ou moins trois mois de travail.


Faravel Marie-Jeanne

Coeur de mère, mère de coeur a rejoint les hauteurs,
Coeur de mère, mère de coeur je t’écris en couleurs,
Et t’adresse en douceur ce que j’ai sur le coeur. M. J. Faravel.
“ Il n’y a pas de plus grand coeur au monde que le coeur qui pardonne.“
Citation de Benoît Lacroix.


Fétiches Vodun

Le fétiche «VODUN» des fons du sud Benin. Ces divinités fétichées sont des puissances qui guident les événements et le destin des hommes. Elles sont habitées par des forces qui contribuent à aider, maitriser les nombreux problèmes. Elles accomplissent les souhaits, rassurent, guérissent. Ces objets vénérés sont rituellement nourris par des offrandes sacrificielles. Elles sont positionnées sur les autels familiaux et des féticheurs.


Fleuri Yves

Par des couches d’acrylique sur des supports variés tels que le papier, le bois, le plastique ou la toile, il déploie sa vision d’un monde du prestige fascinant et la rend accessible aux yeux de chacun.  Consciencieux, Yves décortique et interprète, à la loupe, chaque détail des photos qui lui servent de modèles et les agrandit sur la toile. Le langage des couleurs fait le reste. Une minutieuse et vive mise en lumière de chaque élément, au préalable entouré d’un sertis noir épais, rend si personnel et reconnaissable le style de l’artiste. Il signe ses oeuvres du nom d’artiste qu’il s’est choisi : Yves Jules.


Gache Franck

«L’envie de peindre ou dessiner me vient la nuit. Au plus profond de l’obscur, je me retrouve, le songe, alors, ne se retrouve pas dans mon sommeil, mais s’étale sur une feuille, ou une toile. Le jour est alors différent, plus lointain, plus proche, aussi. L’envie de créer, irrésistible, face à la lumière est autre, un regard nouveau, mais aussi, créer y est cependant toujours possible. Transcender l’obscur, ce  qui est voilé, c’est rechercher la lumière, explorer ce qui est profond, comme être en quête de trouver ce qui est au fond d’un trou sans fin, recherche de l’infini, au plus sombre de la nuit, à l’orée du jour, afin de mettre un nom à des formes et à des couleurs, trouver ce jour qui m’échappe, avant de voir l’aube...L’enfant que j’ai été s’est aussi un jour perdu dans la nuit. Le temps l’a ainsi retenu. L’horloge s’est emballée, pour ne plus bouger. C’est peut-être le moi enfant que je recherche et que j’ai trop recherché....J’ai trop attendu. J’ai été trop impatient...Il y a des choses qui ne s’expliquent pas, et que je ne souhaite pas comprendre. C’est ça, ma part d’ombre, dans le fond, la recherche d’une trace, revenir sans cesse sur ce qui à été, pour ne jamais vraiment saisir cette part d’ombre. Oui, Je suis obscur à moi-même...»



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Gobert François

Depuis 1985, François s’est adonné à la peinture, aujourd’hui passion quasi unique. Grand anxieux, la communication lui est primordiale, raconteur éternel, il glisse du verbal à l’écrit mais c’est grâce à ses oeuvres qu’il transmet le plus. Droitier «gauche», adepte d’une peinture primitive, son geste vif, lourd, spontané dès lors qu’il entre dans ses oeuvres avec grande excitation, une libération brutale de ses sentiments refoulés. Il utilise une palette de couleurs qui confère énormément d’originalité à son oeuvre. C’est un boulimique de peinture, un consommateur avide  avec une satiété jamais assouvie. Quelque soit la technique ou le support employé, un trait commun surplombe toutes ses réalisations : les hommes à travers le masque.


Gontarsczyk  Chantal

Chantal Gontarczyk est née le 19 janvier 1964 à Tricot (France). Il est des êtres comme des choses qui semblent immuables et qui ne bougent pas quels que soient les évènements. Chantal est comme cela, je la connais depuis plus ou moins 15 ans et elle n’a pas changé du tout. On pourrait penser que son dessin est toujours le même et effectivement il l’est. C’est dans les légères différences, les vibrations que son travail prend tout son intérêt et devient fascinant, enfin il est fascinant pour moi car cela ferait plutôt rire Chantal. Son travail pourrait être une succession de cartographie aérienne ou toutes les nuances des champs labourés, des prairies apparaissent.


Gorlier Joël

Dans cette insaisissable réalité de l’instant, et poésie des matières, par une approche minimaliste et anthropomorphique, le travail de Joël évolue entre le visible et l’invisible, le rêve et la réalité, le dit et le non dit... Laissant ainsi la matière et la forme nous souffler les secrets d’une évolution en mouvement. Ce travail propose une pause sur l’horizontalité régnante, et cherche une perception de l’autre dimension...


Gougelin Eric

Eric s’est passionné très jeune pour les civilisations anciennes et particulièrement pour l’Egypte. Il est particulièrement inspiré par l’art et les rites des civilisations anciennes est l’auteur d’un ouvrage très documenté sur les momies dans toutes les civilisations. Il utilise des techniques mixtes (végétaux, coquillages, papier mâché, boutons) matériaux de récupération. Il pratique aussi bien la sculpture que le modelage, le dessin ou l’huile sur toile.


Herman Josiane

Josiane dessine des acteurs et des actrices des temps passés, des divas du fer à friser, des maestros de la gomina au port de costume impeccable. Elle traduit au pastel ou au bic des images photocopiées de livres, elles-mêmes imprimées depuis des tirages argentiques. Restent de reconnaissable des lèvres, une pupille, des dents, et puis tout part en vrille. Une ondulation devient une colline, un drapé un paysage vu d’avion, une dentition un escalier, une cravate un bâton de crème glacée, une peau noire celle d’un fantôme. C’est dans cette mise en abîme aux origines lointaines que ses interprétations sont d’un intérêt extrême. Et l’on donnerait cher pour connaître les mécanismes intellectuels et physiques, pouvoir les étudier, qui ont mené de l’image d’origine à celle transformée. Savoir comment on génère ces êtres imbriqués dans les schistes du bic noir, comment deux personnages soudain n’en font plus qu’un sans que cela ne gêne, ou qu’ils aient tous deux les mêmes idées visualisées par un nuage commun au-dessus de leurs têtes. Son oeuvre est peu abondante mais c’est en-soi un sujet d’étude sans fin qui permet d’aborder plusieurs domaines du savoir concernant le corps, ses nerfs, son cerveau, et ce qui leur est intimement lié : l’imaginaire. FL


Heyligen Jean-Marie

Jean-Marie aime créer dans les techniques les plus diverses. Il explore. Pour ses grandes peintures à l’huile représentant la femme avec son bébé, il part souvent d’un dessin dont il reproduit les traits sur la toile. Il applique les couleurs, d’abord, à la chevelure et au visage. Les yeux , leur pourtour, le nez, la bouche, les joues sont nettement marqués, comme le visage même de Jean-Marie. Nous présentons une série exceptionnelle de dessins d’études.

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Houis David


David féru de culture militaire et de moteurs nous emmène avec une naturelle volubilité dans ses histoires empruntes d’action, de puissance et de pouvoir. Il ne voit pas son travail comme une série d’oeuvres indépendantes mais plutôt comme une suite logique  de clichés intégrant un seul et même scénario. Son travail, fouillé, recherché, dynamique, est le fruit d’une avide curiosité pour ses thèmes de prédilection. Jeune artiste, David est en recherche de moyens d’expression lui permettant de partager ses passions.                     


Humbert Jean-Christophe

Les créations de Jean-Christophe Humbert sont un voyage pour les rêveurs et les curieux. Des êtres étranges peuplent son univers: mâles et femelles, insectes hybrides, Adam et Eve venus de paradis perdus nous livrant de mystérieuses énigmes. Bizarres chrysalides à la sensualité délicate prenant leurs racines dans un éden aux poudres colorées d’ocres où tout a déjà vécu. Jean-Christophe invente des histoires et mélange la rencontre des objets dans un désir d’unir des matériaux hétérogènes, des bouts de riens collectés où la mémoire se réapproprie un temps retrouvé scellant le passé au présent. Poussières de désirs entremêlés.... Chaque oeuvre est un secret révélé, un rêve offert, et puis...Jean-Christophe sourit, il gardera pour lui la clef de ses songes...  Sylvie Nau  ( extraits ) avril 2009


Jean Pol


Pol a longtemps travaillé le dessin et la peinture pour lui-même et possède une superproduction de travaux. Avec cet esprit boulimique de travail malgré ses activités au jardin, il fréquente l’atelier dessin une fois par semaine. Avec une nette préférence pour les portraits, il campe des visages torturés à la géométrie très marquée. Dans ces faciès décomposés, il porte une grande attention aux regards qui sont toujours très intenses.


Joly Hugues

Hugues Joly est né le 12 mai 1954 à Jadotville (zaïre). Au 19ème siècle l’honnête homme était celui qui avait une culture générale très importante, Hugues est cet homme. Passionné de savoir il est curieux de tout, attentif à tout, recherchant la moindre information. Depuis plus de deux décennies, notre quotidien est une succession de moments privilégiés d’une grande authenticité. En perpétuel questionnement il construit petit à petit une oeuvre importante ou la fascination du top model, de la femme objet laisse place à une introspection plus intense, plus personnelle. Plus audacieux au niveau de la mise en page, des couleurs, il semblerait qu’il laisse courir son crayon sur la toile avec de plus en plus de liberté.


Kieffer Alain

Je modèle et je peins sur trois accords. Lors de ma courte formation en art plastique, j’ai appris l’essentiel de la terre et de la peinture : une liste scrupuleusement griffonnée et précise des choses à ne pas faire et que je me plais à  approfondir. Voilà tout la base de mes travaux mais aussi ma philosophie de vie. Le défaut m’intéresse. Je n’ai pas pour ambition d’être un virtuose, mais de dire et d’exprimer. J’ai des torrents de choses à dire, des émotions à graver et à crier. La céramique vous apprend l’humilité. Elle vous fait rapidement comprendre que l’on ne maîtrise pas tout. En art, je ne me prends pas au sérieux, je m’amuse !


Leisen Marie-Christine

Marie-Christine s’inspire des mondes féeriques et animaliers de livres de contes qu’elle interprète à sa façon. De ses mains, naissent toutes sortes de personnages très ronds qu’elle habille et déguise de vêtements aux motifs très colorés et qu’elle associe aux nombreux membres de sa famille. Elle réalise aussi une innombrable série de personnages plats et allongés en terre engobée d’oxydes. Elle nous emmène, de cette façon, dans un petit peuple très particulier sorti de son imagination.



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Lejeune Gilles

Gilles dessine, peint, grave des croix. Enfin, ce que l’on prend pour des croix, il s’agirait plutôt d’avions. Il faudrait donc plutôt aller voir chez Ader que chez Malevitch. Même si l’on ne peut s’empêcher de trouver de quelconques similitudes avec ces pionniers de l’aviation ou de la peinture pure le regard n’est plus vierge après avoir vu des milliers d’images fixes. Et si l’on dit croix, l’on peut difficilement s’empêcher d’y clouer un messie. Si l’on fait abstraction de nos références et l’on pourrait encore citer Hartung dans les rayures, les références ne servant qu’à préciser un propos, restent des formes, élémentaires et puissantes, qui surgissent dans le ciel des papiers. Formes habitées de souvenirs visuels que l’on peut y loger mais fonctionnant également seules en tant qu’évidences graphiques. L’on peut donc dire que Gilles dessine, peint ou grave des motifs, souvent en croix, croix qui se frôlent, se croisent et forment d’autres motifs qui viennent occuper avec force les deux dimensions des papiers. Et c’est parfois aussi fort qu’un très bon Tapiés – même si cela n’a rien à voir.  F.L. 08/2011




Lorand Joël

Joël est un véritable créateur, pas de ceux qui pèchent ici et là des idées à détourner ou développer. Il entre dans le fantasme sublimé avec l’infinie subtilité et délicatesse qui obère tout risque de vulgarité, toute lourdeur, toute méprise, tout risque de mauvais goût. Il manie la parabole au coeur d’un imaginaire sans frontières, sans interdits, on lit entre ses lignes, ses couches et ses arabesques la sensualité, l’instinct, l’expressivité, le surhumain, l’au delà, la supra humanité animalité.  (Extrait article de Gilbert Pinneau)


Louis Léon

A première vue Léon Louis est un partisan de la besogne, un metteur en couleurs obstiné, un amateur d’art brut de décoffrage. Avec un sens certain du maculage, Léon Louis gâche les couleurs de l’arc-en-ciel sur le ciel plat de sa peinture. Une peinture au poids qui déboule, qui tache, qui marque son territoire sans manières, qui exclut toute notion de bon voisinage plastique. A y regarder de plus près, cette peinture s’affiche en épaisseurs, comme des vêtements qui se superposent pour lutter contre les aléas. Une peinture en lambeaux faite des peaux d’un animal qui s’interdirait de muer. Sa pratique picturale quotidienne est une faim qu’il faut parfois freiner sous peine de le voir revenir mille fois sur le même ouvrage. Sans doute qu’il faudrait photographier chaque labeur couche après couche, dans le processus de création, pour bien se rendre compte de l’invention étouffée prisonnière de chaque toile. Sans doute que la vitalité de son art est là, coincée entre deux couches d’acrylique, bien au chaud au fond des plis multicolores de cette grande peausserie qu’est la peinture. F L déc 2011


Manéro Gilles

L’homme moderne, universel, c’est l’homme pressé, il n’a pas le temps, il est prisonnier de la nécessité, il ne comprend pas qu’une chose puisse ne pas être utile ; il ne comprend pas non plus que, dans le fond,c’est l’utile qui peut être un poids inutile, accablant. Si on ne comprend pas l’utilité de l’inutile, l’inutilité de l’utile, on ne comprend pas l’art ; et un pays où on ne comprend pas l’art est un pays d’esclave ou de robots, un pays de gens malheureux, de gens qui ne rient pas ni ne sourient pas, un pays sans esprit (...) Notes et contre-notes, Paris, Gallimard, 1970.  Eugène Ionesco


Métras Valérie

Je fais pousser des sculptures, des tableaux en teinture végétale. Pour moi, le processus de création relève de la genèse. Je donne naissance à une création, et chaque nouvelle idée passe par un accouchement. Je plante des graines dans la terre, ma terre ! Ces graines donnent des plantes tinctoriales. Je procède ensuite à la teinture des tissus en fibres naturelles. Une fois fixées, ces couleurs sont très résistantes mais surtout elles ne vibrent comme aucune autre. Tous ces tissus teints me guident ensuite dans ma création. Les tissus sont vivants, me parlent et influent sur la conception de mes sculptures et de mes tableaux. Ce sont des odes à la nature ! Ecoutez-les comme ils respirent…


Moszkowicz Richard

Fasciné par l’écriture, Richard l’utilise comme élément ornemental de son travail. Il prépare le support à l’aide d’acrylique en ayant le soin de choisir judicieusement ses tons. Les gestes sont verticaux, de bas en haut et de haut en bas. Les couleurs sont brossées et étirées, mélangées par juxtaposition. L’écriture ensuite appliquée au fusain ou au pastel, casse ce rythme vertical et recouvre parfois la totalité de la feuille. Au delà de la calligraphie, Richard laisse néanmoins entrevoir quelques mots, suffisamment discrets pour nous plonger dans un univers poétique où finalement chacun est invité à conter sa propre histoire.

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Nidzgorski Adam

D’Adam Nidzgorski pourrait-on dire qu’il est un «primitif» polonais contemporain ? Un peintre d’icônes laïques ? Sans doute, car c’est le genre humain -dans son humanité même- que son oeuvre sacralise à travers ce que la diversité des individus qui la composent et ce que le vécu de leur condition en manifestent. C’est cela qu’exprime l’écarquillement des yeux des personnages qu’Adam trace sur le papier, ces questionnements qu’il semble vouloir s’obstiner à retourner méthodiquement vers le spectateur tant est grande l’insistance qu’ils mettent à le fixer. Des questionnements de l’être humain donc, mais aussi de ses espoirs et de ses peurs, de sa demande permanente d’amour et de reconnaissance, de son ambivalence foncière, etc.


Oz Mukadès

De manière obsessionnelle, et plus par un besoin de remplissage que de quantité de dessins, elle hachure et recouvre la feuille de centaines de petites lignes et formes monochromes et de coups de bic superposés. Un besoin qui vient de loin, une volonté de recouvrir, de cacher son travail en devient impressionnant, chargé d’intensité et avec le temps Mukadès tient de plus en plus à son oeuvre.


Pietquin Dimitri

Il écrivait dans des petits cahiers «secrets» des mots illisibles mis bout à bout l’un après l’autre, encore et encore. Avec le temps, quittant ses cahiers pour de grandes feuilles blanches, des formes se mêlèrent aux textes. Maisons, avions, véhicules divers voire pierres et rochers difformes apparurent dans les textes et puis en grand souvent la signature : DIMITRI. Si l’oeuvre de Dimitri est avant tout une oeuvre à lire, ce n’est que pour permettre aux regards de mieux vagabonder et s’échapper dans des chemins qui s’avèrent, au fil du temps, de plus en plus sensuels.


Poulain Louis

Louis Poulain est né le 09 février 1964 à Courcelles-lès-Lens. Au commencement de cette belle histoire, la peinture était, pour Louis, un passe-temps, un dérivatif à l’ennui, aujourd’hui c’est devenu une passion, un besoin qui se prolonge en dehors des heures d’atelier. Le soir et le week-end, Louis dessine inlassablement. Travail de longue haleine, chaque peinture dure plusieurs semaines. Il exécute d’abord un dessin très précis au crayon gris, dessin architectural ou chaque brique, fenêtre, gouttière… sont représentées suivant un plan, que l’on pourrait croire, millimétré. Ensuite il s’agit de donner vie à la cité, les oiseaux, les personnages, intègrent le dessin là où il reste encore un peu de place ou de manière anarchique pourrait-il sembler.  Les proportions sont celles de son amour qu’il porte à ce qu’il dessine. L’oiseau, multiple et varié s’impose sur la surface de la feuille, alors que la voiture se fera aussi discrète que possible. Souvent une seule lecture n’est pas suffisante pour décrypter la richesse du dessin de Louis. Il faut insister, se balader, s’arrêter pour découvrir l’âme de son travail.


Raâk

Attentive à l’haleine des signes qui peuplent son univers, Raâk les fait surgir du ventre sauvage de la terre. Du chaudron des transmutations ils s’emparent de la vie pour entreprendre leur long chemin du pèlerin habité par le feu.


Reinert Jean-Nicolas

D’ARGILE, TU SERAS. C’est à la renaissance d’un monde que nous invite le sculpteur Jean Nicolas REINERT. Un monde fait de spontanéité ou évoluent femmes et bébés à la redécouverte de leur corps, de leurs sens, de leurs émotions. La technique qu’emprunte Jean Nicolas participe à cet  éveil à la vie : la forme une fois modelée, se pare aux hasards de l’enfumage, comme on se confie aux hasards de la vie en toute innocence... et par défie ! Et l’on écoute en spectateur, le message transmis par ces créatures d’argile qui, toutes à leur manière et indépendamment les unes des autres, ont quelque chose de très intime à nous raconter...

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Remacle Christine

«Après une période de tâtonnements et de recherches techniques, Christine a fait jaillir d’un coup de maître son expression propre par le biais de portraits réalisés aux pastels secs sur fond d’écolines. L’aventure expressionniste… Ses compositions audacieuses témoignent de sa forte personnalité. Le dessin est vif, jamais hésitant, les couleurs fortes, brutes, rebelles… Elle a développé un style très personnel qui confère une unité à tout son travail qu’il soit peinture, collage et plus récemment gravure ou construction en trois dimensions. Par ailleurs, Christine semble trouver un nouveau langage par le travail des noirs avec entre autres les fusains. Dessinant et peignant toujours d’imagination, sa tête est remplie de personnages rencontrés ou rêvés… Emotions exacerbées… L’art comme exutoire à la difficulté de vivre son affectivité».            
Anne-Françoise Rouche


Ricker Lynette


Aujourd’hui le genre adopté par cette artiste prolifique est le portrait, inspiré par les images qui l’entourent. Souvent campés dans un environnement imaginaire mais réaliste, ses personnages ont la fabuleuse capacité de pouvoir dédoubler leur personnalité. Ou plutôt à chaque instant, l’artiste leur accorde, le temps d’une histoire, une personnalité différente. A travers une peinture d’apparence désordonnée, les regards d’êtres lutins sortent de l’ombre et accrochent le spectateur. Esquisses préparées à l’aide de fusain, parfois très rapidement, elle intervient ensuite avec la couleur, par endroit généreusement étalée, ailleurs absente. L’ensemble est alors rehaussé de multiples traits de craies, parfois de fusain, donnant une incroyable vie aux occupants de ses oeuvres.


Ruzena

«L’encre, par ses forces d’alchimique teinture, par sa vie colorante, peut faire un univers, si seulement elle trouve son rêveur».
Gaston BACHELARD - «Le droit de rêver»


Sautenet Stéphanie

J’appréhende le dessin comme un aveugle l’espace, la matière, l’univers labyrinthique, en me tenant à mon crayon comme à un bâton. Un aveugle, qui, à l’image de Tirésias dans un rituel «prophétique, tenterait de transcrire le champ visuel que sourde toute son antériorité. L’outil, le «stylet», tel un prolongement de la main ou une hybridation du corps, fait écho selon moi au caducée d’Hermès, ce dieu psychopompe. Chaque dessin est la trace de ce voyage entre le monde des vivants et des morts, entre Eros et Thanatos, le réel et le symbolique.


Simmons Christopher

Originaire de Sydney (Australie) Christopher Simmons se passionne pour les croyances indiennes. Personnage à la fois mystique, peu communicatif, il réalise des dessins (autoportraits) sur des serviettes en papier lors de ses passages dans les restaurants de la ville. Ses oeuvres ont été montrées régulièrement à la galerie d’Art Brut Studio 99 à Sydney au côté d’oeuvres de Scottie Wilson.


Smet de Willy

Willy est attiré par la peinture qu’il travaille de façon abstraite. Son style lui est propre et la maîtrise de la technique qu’il possède déjà dans ses bagages, est approfondie. Organisation de cercles harmonieusement colorés à la peinture acrylique et rehaussés de craies, ses tableaux sont décoratifs sans jamais tomber dans la monotonie ni l’accessoire. Sa parfaite maîtrise de la couleur et surtout de la matière donne à son oeuvre toute sa dimension artistique. La superposition des couches est judicieuse et le résultat de son travail est résolument convaincant.

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Staelens Ghyslaine & Sylvain

Le monde habité de Ghyslaine et Sylvain Staëlens a pris racine en Auvergne où ils ont choisi de demeurer. La rencontre s’est faite entre un paysage extérieur et un monde intérieur qui leur est commun. Ce paysage âpre, sans âge, les a dépouillés d’une modernité superflue qui a laissé place à leur imaginaire enfoui. Ils ont exploré sans limites et mis au jour des parcelles de vérité cachée. La Terre est leur élément et ils lui empruntent ce qu’elle a de plus noble. En osmose totale, l’un continue la sculpture que l’autre a commencée, sans heurts, sans que l’on puisse deviner quelle main a posé la dernière ou la première pièce. Une cohabitation de deux personnalités qui confère à leurs oeuvres une identité unique troublante.


Trovic Jacques

Jacques est né le 15 juin 1948 à Anzin (France). C’est sa maman et sa soeur qui vont lui donner le goût du travail de couture et dès l’âge de 14 ans il commence sa première tapisserie « la scène espagnole » qu’il termine deux ans plus tard. Depuis Jacques, brodeur de métier, travaille inlassablement, ses longs doigts fins cherchant le chat de l’aiguille pour enfiler la laine, le fil où la corde. C’est un travail qui demande toute son attention car rien n’est gratuit, chaque centimètre carré étant porteur d’émotions. Il est remarquable que Jacques ne regarde jamais l’ensemble de son travail en cours de réalisation, il sait exactement où chaque chose, chaque personnage, chaque animal va trouver sa place. Une fois la tapisserie terminée c’est une découverte, l’oeuvre se dévoile… et Jacques est épuisé. Ses sujets sont multiples : le pays minier dont il est originaire, le folklore, les métiers, les scènes quotidiennes… Jacques est un immense voyageur qui donne corps à ses rêves.


Valois Marie-Françoise

Depuis son enfance, Marie-Françoise a toujours su réunir dans ses travaux, son imaginaire et sa réalité. Elle y associe des objets qui ont pour elle un vécu et qu’elle fait renaître en les assemblant pour exprimer avec force les sentiments qu’évoquent en elle les souvenirs d’une adolescence mouvementée. Un retour sur son passé métamorphosé !


Vizcaïno Jacqueline

C’est à l’âge de soixante ans qu’elle découvre la peinture. C’est une véritable révélation. Panneaux, commodes, tables, rien ne fait obstacle au pinceau de Jacqueline Vizcaïno, compositions à la gouache qu’elle recouvre d’encaustique. C’est un travail de dentelière, architectural. Il tient en équilibre dans une symétrie ajustée, parfois mise à mal dans ses sculptures peintes ; la symétrie pour toute technique, assimilée par les exercices répétés de l’apprentissage autodidacte. Elle structure les enluminures de sa peinture, imbroglio protéiforme d’où, dans des perspectives renversées, percent quelques regards scrutateurs, humanoïdes ou animaliers : l’oeil porté sur le motif installe le spectateur dans un face à face à l’humeur changeante.


Wolwert Josiane

Il serait facile de trouver dans les peintures de Josiane du sang et des ecchymoses, des tempêtes avec coups de tabac et de tonnerre, et puis quoi, Moby Dick ? Une tempête dans le papier, sans doute, comment le dire autrement, avec des couleurs qui tentent de se mélanger, parfois comme huile et eau. Dans les crues, des couleurs qui se collent au hublot, on en a le regard éclaboussé, ça tient du car-wash fenêtres ouvertes. On aperçoit dans le gros grain : des yeux, un front, une bouche, à moins que notre imagination ne nous joue encore des tours. Peut-être s’agit-il tout aussi bien de paysages, maritimes sans aucun doute – ces petits poissons parmi les algues et les courants –, mais aussi de levers et de couchers de soleil au-delà du rideau des fusains, d’aubes et de crépuscules avec leurs lumières propres. Surtout l’on pourrait dire qu’il est prodigieux de tracer des signes à la craie dans les mouvements mêmes des acryliques, sur leurs eaux, des eaux gravées comme vinyles par l’aiguille d’un phonographe muet. Et les diverses dimensions –trois seulement, c’est bien sûr, quatre mais impalpables ?– en sont toutes retournées, et là est sans doute tout le vif intérêt que l’on peut porter à l’oeuvre de Josiane. FL


Wuilbeaux Jean-Michel

Jean-Michel est né le 11 janvier 1968 à Valenciennes. Jean-Michel est un papillon qui butine, qui se nourrit de toutes les informations qu’il reçoit. Sa vie passée et présente est sa source d’inspiration et il va d’un sujet à l’autre pour exprimer ce qu’il ressent. Souvent, il se sent blessé et cela transpire au travers de sa peinture. Il veut que le spectateur comprenne son message et il réfléchit longuement avant de commencer son travail. Depuis quelques temps, non seulement il met son nom, son prénom, la date où il commence son oeuvre et la date ou il l’a finie. En plus, il met toutes les références colorées de la palette qu’il a utilisée sur le côté de la toile ainsi que des mots clefs pour bien nous faire comprendre le sens de son travail. Dans le même esprit, il dessine ce qu’il sait et non ce qu’il voit et il est prêt à toutes les audaces graphiques pour mettre en scène sa vérité de l’objet. L’image proposée ici est un motard et sa moto. Moto vue de face, de côté, d’au-dessus, le motard s’intégrant tout à fait à la moto ou même devenant moto…


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